Du 27 au 30 novembre 2025 – Mémorial Modibo Keïta, Bamako L’ONG AMSD, en collaboration avec Humundi, les organisations paysannes, ainsi que l’ensemble des acteurs des filières biologiques et agroécologiques du Mali, organise le Premier Forum National sur l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie. Placé sous le Haut Parrainage du Directeur National de l’Agriculture, Monsieur Souleymane YACOUBA, cet événement constitue un grand rendez-vous d’action et d’espoir pour bâtir une agriculture saine, résiliente et souveraine. Thème : « L’agriculture biologique et l’agroécologie face aux défis du changement climatique et de la souveraineté alimentaire au Mali ». Ce forum se veut un espace stratégique de concertation, d’innovation et d’engagement afin d’accélérer la transition agroécologique au Mali.
Promotion de l’agriculture biologique et de l’agroecologie :
La 1ère édition du FNABIO 2025 impulse les efforts de l’ONG AMSD. Le Mémorial Modibo Keita a vibré au rythme du Forum National de l’Agriculture Biologique et de l’Agroecologie au Mali (FNABIO), placé sous le thème » l’Agriculture Biologique et de l’Agroecologie face aux défis du changement climatique et de la souveraineté alimentaire au Mali « . Après son lancement à la Tour de l’Afrique de Bamako, le jeudi 27 novembre contre les pesticides interdits en Europe mais exportés en Afrique, le FNABIO avec une première édition au Mali, organisé par l’ONG AMSD sous le haut parrainage de M. Souleymane Yacouba, le Directeur National de l’Agriculture, représentant du ministre de l’agriculture. C’était en présence du président de l’association malienne pour la solidarité et le développement (AMSD), Hamidou A Diawara, Hassane Tolo de la DNA point focal chargé de l’agroecologie , du président de la Coordination Nationale des organisations paysannes ( CNOP), M. Ibrahim Coulibaly, de Sayouba BONKOUNGOU, Président de l’APEDR et Président du Conseil d’Administration du CNABio (Burkina Faso), du Dr Mamadou Goita de IRPAD Afrique, du Dr Ibrahim Togola, N’ Thio Traoré de l’AOPP , l’ensemble des producteurs agroecologique et biologique du Mali, le ZAP, des fermiers, JCI Mali, universitaires , ASCOMA, REDECOMA , Union Européenne, la cooperation espagnol, la Fédération des hôtels et restaurant, des services publics de l’environnement ainsi que plusieurs acteurs du monde agricole. Du 27 au dimanche 30 novembre 2025, le FNABIO a servi de cadre d’échange, de recherche, de foire d’exposition avec des produits agricoles bio ainsi que de fortes recommandations. Le président de l’ONG AMSD, Hamidou A Diawara a informé que le Forum a mis en exergue les acquis du mouvement social de la transition Agro-Ecologique et Biologique porté par la société civile et les acteurs du développement durable au Mali. << Il facilitera sans doute l’éveil de conscience des populations sur les dangers de la pollution de l’environnement à travers l’utilisation abusive des produits chimiques de synthèse toxique dans l’agriculture, des semences OGM avec les risques sur la santé humaine, animale et végétale>>. À noter que, le FNABIO est le fruit d’un partenariat solide entre l’ONG AMSD, le ministère de l’agriculture, la direction nationale de l’agriculture, le conseil national des organisations paysannes (CNOP), le CAD avec l’appui des partenaires techniques comme : la FAO, DNA, CAD Mali, Caritas Mali, FIBL, Humundi, Rikolto, ainsi que les délégations soeurs venues du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Le FNABIO c’est aussi, des expositions des produits biologiques et Agro-Ecologique, des débats, foires, panels de haut niveau, animations, formations, visite de marché biologique, ferme Bio et remise de trophées. Une riche expérience mettant en lumière les producteurs agroecologique et biologique du Mali.
Recrutement d’un consultant pour l’élaboration d’une Stratégie Marketing et de communication des Produits Agroécologiques et Biologiques pour le Marché bio local
Description TERMES DE REFERENCE Recrutement d’un consultant pour l’élaboration d’une Stratégie Marketing et de communication des Produits Agroécologiques et Biologiques pour le Marché bio local Projet d’Appui au Développement d’un Système Participatif de Garantie(SPG) « Bio local » pour la promotion de l’agro écologie au Mali Partenaire financier : ONG international Humundi Recrutement d’un consultant pour l’élaboration d’une Stratégie Marketing et de communication des Produits Biologiques pour le Marché bio local Contexte : Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet SIA pour des systèmes alimentaires durables et un environnement sain pour la période 2022-2026, AMSD en partenariat avec SOS Faim Belgique a initié le Projet d’Appui au Développement d’un Système Participatif de Garantie(SPG) « Bio local » pour la promotion de l’agro écologie au Mali. Le Comité national de Certification (CNAC- Bio local-Mali), est un organe de coordination du SPG BIO LOCAL dont l’ONG AMSD assure la présidence. AMSD est une organisation partenaire de Humundi pour la mise en œuvre du programme DGD 22-26. Son intervention tourne globalement autour de la promotion de la transition AE via la labélisation locale des produits agricoles et l’organisation de la commercialisation. Ainsi, conformément à la TOC, l’intervention de l’ONG AMSD est centrée sur les résultats suivants : – R1 : Promotion de transition AE et la gestion durable de l’environnement via la labélisation locale des produits agricoles – R2 : Promotion de la commercialisation équitable via le système de collecte, de stockage, de transformation ; Après deux ans d’exercice, certains résultats ont été obtenus notamment sur la certification AE avec plus 1700 producteurs certifiés, la création de deux marchés à Bamako, la mise en place d’un cadre d’échange entre les acteurs autour de la certification « Comité National de certification CNAC » La mise en œuvre du projet a renforcé la dynamique de la production, transformation et la commercialisation des produits issus de l’agriculture biologique et à servit de leviers pour : Renforcer et soutenir la certification et la labélisation des produits biologiques à moindres couts, les systèmes fiables de contrôle interne entre producteur (participatif et inclusif), de stockage et de commercialisation des produits agroécologiques ; ? Augmenter la disponibilité des produis biologiques aux niveaux des marchés pour les rendre plus proches des consommateurs ; ? Renforcer la politique de marketing pour valoriser les produits agroécologiques incités à la consommation locale ? Soutenir la dynamique de la certification biologique du label SPG BIO LOCAL au niveau local. ? Faciliter la disponibilité des produits biologiques grâce à une plateforme de vente à ligne. ? Soutenir les producteurs biologiques certifies à mieux vendre leurs produits et vivre du fruit de leurs travail à un prix juste et équitable. La vente de produits biologiques est réglementée par des labels SPG BIO LOCAL. Ils sont la preuve que le produit respecte les principes biologiques selon le cahier de charges. Le logo bio local permet aux consommateurs de savoir sans ambiguïté qu’il s’agit d’une production biologique et atteste d’un respect des normes de certification biologiques. Le label contrôle la qualité d’un produit et le respect des normes de production biologique. Pour améliore le service rendu auprès des consommateurs avec la croissance de la demande des produits biologiques, il est essentiel pour le marché bio local et l’ONG AMSD de développer une nouvelle approche de stratégie marketing et de communication efficace pour renforcer la commercialisation et mieux se positionner sur ce marché national Recrutement d’un consultant pour l’élaboration d’une Stratégie Marketing et de communication des Produits Biologiques pour le Marché bio local Cette consultation a pour objectif de développer stratégie marketing et un plan opérationnel pour renforcer la notoriété de la marque bio local, fidéliser les clients et augmenter les ventes. Avec l’élaboration d’un business plan et de communication ciblée pour fidéliser les clients et toucher plus de consommateurs favorable aux produits bios locaux. Ce document servira de feuille de route pour le déploiement de la stratégie marketing et de communication des produits biologiques pour les cinq prochaines années. Le consultant devra fournir les livrables suivants Elaborer un document de stratégie marketing complet et détaillé, incluant une analyse du marché cible (consommateurs, distributeurs, etc.), une proposition de valeur claire pour les produits agroécologiques et biologique du mali, et des stratégies de positionnement et de différenciation. Identifier des canaux de distribution optimaux (marchés locaux, circuits courts, plateformes en ligne, partenariats avec des détaillants, etc.). Définir des messages clés à communiquer pour sensibiliser les consommateurs aux avantages des produits agroécologiques (santé, environnement, soutien aux petits producteurs, etc.). Elaborer un plan de communication incluant des actions de sensibilisation, des campagnes de promotion et des outils de marketing adaptés au contexte malien (médias locaux, réseaux sociaux, événements, etc.). Renforcer la Notoriété de la marque « SPG BIO LOCAL » auprès des consommateurs cibles. Indicateurs clés de performance (KPIs) pour mesurer l’efficacité de la stratégie marketing (ventes, notoriété de la marque, engagement des consommateurs, etc.). Identifier des partenaires clés à mobiliser (coopératives agricoles, transformateurs, transporteurs, distributeurs, etc.). Définir des procédures de gestion de la chaîne d’approvisionnement (collecte, stockage, transformation, conditionnement, transport, etc.) pour garantir la qualité et la fraîcheur des produits. Élaborer un budget prévisionnel détaillé, incluant les coûts liés à la production, à la transformation, à la distribution, au marketing et à la communication. Elaborer un calendrier précis pour la mise en œuvre des différentes actions, avec des objectifs quantifiables et des indicateurs de suivi. Mettre en place un plan opérationnel concret et réaliste, précisant les actions à mettre en œuvre à court, moyen et long terme pour assurer la commercialisation des produits agroécologiques et biologique. Recrutement d’un consultant pour l’élaboration d’une Stratégie Marketing et de communication des Produits Biologiques pour le Marché bio local 3 Amélioration de 40% de la visibilité et la notoriété du label SPG bio local est satisfaisant auprès des consommateurs cibles. Un document de stratégie marketing complet et détaillé élaboré incluant une analyse du marché cible (consommateurs, distributeurs, etc.), une proposition de valeur claire pour les produits agroécologiques et
Renaissance agro-écologique de l’Afrique de l’Ouest : Première mondiale du film documentaire « La Veine Verte »
L’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) marque une fois de plus de son empreinte « la Renaissance agro-écologique de l’Afrique de l’Ouest » par la diffusion de la première mondiale du film documentaire « La Veine Verte ». La transition agro écologique est l’un des défis majeurs auxquels font face certains pays de la planète. Au Mali, certains ne sont pas restés les bras croisés face aux défis, à l’image de Hamidou A. Diawara dont la volonté inébranlable à se dédier au combat pour accompagner la transition Agro écologie et l’agriculture biologique au Mali. L’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement dont il est le président mène cette lutte implacable pour la transition agro écologique au Mali et en Afrique. D’où la première mondiale du film documentaire « La veine verte », qui a fait l’objet d’une cérémonie ayant réuni les acteurs de la société civile malienne, de la recherche scientifique et des plus hautes autorités de notre pays, le mardi 18 mai 2021 à l’Institut français de Bamako. Selon Hamidou A. Diawara, les défis et enjeux liés à agro écologie sont articulés autour de deux points. D’abord « assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’une population de plus en plus croissante dans un espace économique ouvert et concurrentiel. Les perspectives de croissance démographique, d’urbanisation rapide et les modifications des habitudes de consommation entraîneront une forte demande alimentaire avec une plus grande exigence de diversification et de qualité des produits agricoles et de meilleure accessibilité. Ensuite « assurer la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique profond. Il s’agira de développer des stratégies visant la réduction des effets du changement climatique et de faire en sorte que l’intensification et la modernisation de l’agriculture soient compatibles avec la préservation de l’environnement et des ressources naturelles pour les générations futures. Il s’agit d’améliorer la productivité agricole et les revenus des populations tout en protégeant l’environnement ». Dans cette dynamique, le film documentaire « La Veine verte » explique comment les systèmes alimentaires impliquent les dynamiques sociales et environnementales très complexes, avec des interactions entre les ressources naturelles, les moyens de subsistance, le climat, la biodiversité, la nutrition et les contextes culturels. « Cette complexité souligne la nécessité d’appliquer une optique systémique afin de mieux gérer les impacts des systèmes alimentaires sur le climat et la biodiversité, tout en garantissant la sécurité alimentaire et le développement des zones rurales », a indiqué le président de l’AMSD. Qui fonde ses arguments sur les ressources des grands empires d’Afrique occidentale qui, pendant des siècles, se sont nourris à partir des fleuves comme la Volta ou le Niger, leurs ‘veines bleues. « Aujourd’hui, après des décennies de colonisation, la résilience alimentaire des abords de ces fleuves est en danger et la culture endogène se perd au profit d’une société de transition de plus en plus intensivement urbanisée et industrialisée », note-t-il. Le Nigeria, au travers du récit de Béatrice, démontre les limites d’un système en perdition. C’est sur les rives du Niger, au Mali, que les premiers éléments de réponse se dessinent. « Mon premier contact avec l’agriculture s’est fait par internet », raconte Ousmane, ancien footballeur qui a aujourd’hui troqué les terrains de foot pour d’autres terres. Les agriculteurs empoisonnés par les pesticides sont une constante au Burkina Faso, situation qui déclenche une recherche d’alternatives, sur la base de partenariats entre scientifiques et agriculteurs. Au Ghana, les étudiants cherchent à valoriser les cultures ancestrales et à retrouver la souveraineté alimentaire locale. Selon le président de l’AMSD, le film documentaire « – la veine verte – la renaissance agro-écologique de l’Afrique de l’Ouest » est le résultat du projet de la Caravane des systèmes alimentaires qui a traversé l’Afrique de l’Ouest, de Bamako jusqu’à Lagos, au Nigéria, par une série de conférences, créant des liens entre chercheurs, agriculteurs, ONGs et d’autres acteurs actifs dans le mouvement agro écologique. Il est financé par le programme de recherche pour le développement (r4d), une initiative conjointe de la Direction du développement et de la coopération (SDC) et du Fonds national suisse (SNF). Le programme R4D soutient la recherche visant à résoudre les problèmes mondiaux en mettant l’accent sur les pays les moins avancés, les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire. Cette rencontre scientifique est celle de la promotion de la renaissance agro écologique africaine afin de définir un cadre de partenariat dynamique pour sa mise en œuvre. Elle propose des rencontres avec les différents acteurs maliens engagés dans la transition écologique, des panels, des débats, l’exposition et présentation des produits agro-écologiques, la diffusion du film documentaire et une découverte culinaire à base des produits agro écologique et biologique certifiés 100% Mali. Cette initiative conduite par le projet « Food Systems Caravan », avec le soutien de R4D Suisse et FiBL, en collaboration avec l’ONG AMSD en qualité de coordinateur local au Mali. Remèdes aux obstacles Quant aux obstacles à l’agro écologie, le panéliste Moussa Diawara pointera du doigt le manque d’eau, les difficultés d’accès aux intrants bio, les difficultés des pays à légiférer sur l’agro écologie, celles de collectes des informations afin d’établir de lien entre les universités et les paysans, la fragmentation des mouvements de projets, les problèmes liés aux marchés territoriaux délaissés par manque de toilettes alors qu’il faille les rendre viables. Son Co-panéliste Mohamed Maiga de la FENABE Mali dont le bureau est à Bougouni, a fait savoir que l’utilisation des produits chimiques appauvrit non seulement les terres et les dégrade, mais surtout les paysans qui s’endettent jusqu’au cou. Comme les leviers, le panéliste Namory Koné propose l’utilisation des semences locales qu’il faut adapter aux aléas climatiques. Auparavant, le panéliste Moussa Diawara a proposé la fédération des paysans, la mise en place d’une politique intégrée. « L’agro écologie doit être considérée comme la réponse aux crises alimentaires actuelles », dira Moussa Diawara. La cérémonie a été marquée par la remise des trophées à certaines personnalités qui brillent par leurs actions pour l’épanouissement de
Production et promotion des produits bio : Séné horon, le meilleur cadre
La Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP Mali), en collaboration avec l’Association malienne pour la Solidarité et le Développement ONG AMSD, a organisé sa traditionnelle foire hebdomadaire de Séné horon dénommée ‘’Le week-end bio’’. Les travaux de l’édition 2023 ont été lancés le 8 avril 2023 à Kalabancoro. Au Mali, les aliments bio deviennent de plus en plus rares sur nos marchés. Ainsi, les produits chimiques demeurent les plus accessibles pour les consommateurs. Pour inverser cette tendance, CNOP Mali et AMSD, à travers le Projet ‘’Séné horon’’ mobilisent les agriculteurs à prioriser davantage l’agro-écologique en mettant l’accent sur l’usage des compostes traditionnellement pratiqué dans l’agriculture malienne. Pour ce faire, une foire hebdomadaire est organisée chaque année au siège de CNOP-Mali pour créer un cadre de vente et de promotion pour les producteurs des aliments bio. L’objectif principal de cette activité est de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à la promotion et à la valorisation des produits agro-écologiques et biologiques dans un contexte de système alimentaire durable. Cette année, le lancement de cette activité a suscité un grand intérêt des autorités du pays. En témoigne, la présence effective du directeur général de l’agriculture, des représentants du Ministère de la Santé et du Développement social ; du ministère du Développement rural et bien d’autres acteurs de la santé, de l’agriculture ou encore de l’économie. Au cours de cette édition 2023 du week-end bio, plusieurs produits (légumes et fruits) ont été exposés tels que du gombo frais, du gombo en poudre, du poivron, de l’oignon, de la tomate, du piment, du céleri, de l’ail, de la banane, de l’orange, de la fraise, du melon, etc. Dans son allocution, le directeur général de l’Agriculture, M. Oumar Tamboura, a apprécié l’initiative du Séné horon et a encouragé les organisateurs. Selon lui, l’initiative vise surtout à contribuer à l’autosuffisance alimentaire. De son côté, le représentant du ministère de la Santé, Boubacar Touré, a estimé qu’une culture sans produit chimique vise d’une part à préserver la santé humaine, mais d’autre part, à protéger l’environnement. Selon Mme Coulibaly Fatoumata Traoré, conseillère technique au ministère du Développement rural, les initiateurs du Séné horon ont joué un rôle qui revient à l’État. « Cette pratique est la nôtre. Le Mali ne connaissait que les éléments bios à travers l’agro-écologique. Si aujourd’hui nous avons des agriculteurs qui ont compris l’importance de cela et décident de la valoriser, ça ne peut que nous réjouir. Au nom du ministre, je peux assurer les initiateurs de ce projet que l’accompagnement du ministère du Développement rural ne fera pas défaut et que nos portes sont grandement ouvertes pour tout besoin d’accompagnement », a-t-elle rassuré. Amadou Kodio Source : Ziré
Se nourrir sans détruire la planète : L’ONG AMSD à la conquête des consommateurs des produits biologiques et agroécologiques
Afin de favoriser et encourager la production et la consommation des produits biologiques SPG et agroécologiques du Mali, l’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) a organisé une foire desdits produits ce samedi 30 juillet 2022, au siège de l’ONG à Kalabancoro en face de l’église catholique près du marché. Cette foire en partenariat avec EAO Mali et Biovision Africa Trust (Bvt), parrainée par Dr Bocary Treta, ancien ministre du développement rural, est un véritable marché biologique où plus de deux cents (200) personnes et acteurs ont participé au débat sur le thème : « Agriculture biologique, quelles alternatives aux produits chimiques (insecticide, herbicide, fongicide, semence OGM, engrais chimiques) animé par Dr. Idrissa Gabriel Dembélé, spécialiste en la matière. Selon son promoteur Hamidou Diawara, président de l’ONG AMSD, il s’agit de conquérir le consommateur malien en lui rappelant que « manger bio et local, c’est se nourrir sans détruire la planète ! ». Cette foire répond enjeux auxquels fait face l’agriculture en Afrique en général, et en particulier en Afrique subsaharienne qui s’efforce de plus en plus d’améliorer les systèmes agricoles et alimentaires pour les rendre plus résilients et écologique et pouvoir assurer une souveraineté et sécurité alimentaire. Ce marché bio local répond au projet EOA qui est une opportunité pour renforcer les acteurs de la filière agro écologique et biologique afin d’améliorer la productivité, la qualité des produits, accroitre le profit des acteurs qui vont devenir des leaders sur les marches local, national et international. A en croire le président de l’ONG AMDS, l’agriculture conventionnel fait face à des défis complexes, tels que l’insécurité alimentaire, la démographie galopante, la pollution de l’environnement, la biodiversité, mais aussi la résilience face aux aléas climatiques et tant d’autres. Par conséquent, « la production n’est plus sa seule finalité, mais elle doit aussi contribuer à préserver la santé des populations et Téquilibre des écosystèmes ». Longtemps prônée comme solution salvatrice pour la sécurité alimentaire au Mali, ce type d’agriculture, du fait de l’utilisation non rationnelle des intrants, contribue davantage à la dégradation importante des terres productives. Lors de la foire, M. Hamidou Diawara a fait comprendre aux participants que le potentiel de l’agriculture écologique biologique est immense pour les exportations mais aussi pour le marché domestique où la demande des produits sains ne cesse de croître. « Afin de permettre le décollage de l’agriculture écologique biologique au Mali et de faire d’elle, une pourvoyeuse d’emplois des jeunes et de permettre des systèmes alimentaires et nutritionnels durables, il est nécessaire de développer des politiques publiques appropriées pour son développement et de soutenir la filière chaine de valeur biologique par l’organisation des marchés bio », a expliqué le président de l’ONG AMSD. Aussi bien pour le parrain Dr Bocary Treta que Dr. Idrissa Gabriel Dembélé et l’initiateur de la foire, il se révèle aujourd’hui que la valorisation des produits agroécologiques pour construire un système alimentaire durable est confrontée à certains nombres de défis, notamment l’insuffisance d’information sur le mode de production agroécologiques, la non-implication des consommateurs dans le processus de certification des produits par l’absence d’un système de certification consensuel, des Difficultés d’accès dans les zones de production à cause du mauvais état des routes empêchant l’arrivée des produits dans les zones de grande consommation. S’y ajoutent l’insuffisance de marché avec des infrastructures adéquates pour l’écoulement des produits afin d’avoir une valeur ajoutée et celle de produits agroécologiques transformés. Le président de l’ONG AMSD a expliqué les principes de base de l’agriculture biologique et sensibilisé les participants à produire et consommer bio. La foire a permis de connaitre, via les stands et expositions, les producteurs biologiques et les agroécologiques pour les consommateurs. Elle est un véritable espace de partage d’expériences et de capitalisation des approches AEB, au cours duquel la filière sésame et fonio biologique a été aussi expliquée. Cyril A.
Week-end ‘’Bio’’, 3ème édition: la promotion des systèmes alimentaires locaux
En collaboration avec l’Association malienne pour la solidarité et le développement (ONG AMSD), la Coordination des organisations paysannes (CNOP) a organisé la 3ème édition du week-end bio, dans la commune rurale de Kalaban-coro. Le week-end « Bio », selon les initiateurs, vise à promouvoir et à valoriser dans leur diversité, les produits agro écologiques et biologiques dans un contexte de système alimentaire durable. La cérémonie d’ouverture des activités a eu lieu, ce samedi 23 mars 2024, sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Oumar TAMBOURA, également représentant du ministre de l’Agriculture. Celui-ci avait à ses côtés, le Coordinateur du CNOP, Zoumana KANTA ; le représentant de l’ONG AMSD, Amidou DIAWARA ; etc. On y notait également la présence des cultivateurs et des transformateurs venus des régions du pays. En campant le décor, le coordinateur de la CNOP, Zoumana KANTA a fait savoir que l’agroécologie paysanne a été co-définie au Mali par un large panel d’acteurs réunis par sa Coordination des Organisations paysannes en 2017, à Sélingué. Selon Zoumana KANTA, cette définition de l’agroécologie faisait référence à des systèmes alimentaires et agricoles tournés vers l’agriculture familiale et la souveraineté alimentaire ; et qui repose sur la sécurisation des ressources naturelles. A cet effet, le Coordinateur de la CNOP a parlé de la sauvegarde de la bio diversité génétique des patrimoines cultivés, de la valorisation du rôle des femmes et des jeunes, de la promotion des systèmes alimentaires locaux ; de l’action collective et le développement de politiques publique favorable à l’agroécologie… Cependant, aux dires de Zoumana KANTA, plusieurs obstacles empêchent l’institutionnalisation de l’agriculture écologique et biologique dans les politiques publiques au Mali. Parmi ces obstacles, il a cité entre autres : la reconnaissance politique de l’agroécologie et biologique comme une alternative crédible pour les systèmes alimentaires durables actuels ; l’accès aux financements adéquat pour promouvoir l’agroécologie et biologique et sa mise à l’échelle. Par ailleurs, les difficultés d’accès aux différents facteurs de production (la terre, l’eau, les semences, les intrants organiques…), les problèmes d’organisation des marchés territoriaux des produits agro écologique et biologique ; la non disponibilité de données fiables sur l’évolution de l’agroécologie et biologie et ses impacts multidimensionnels induisant la faiblesse de l’appui à la recherche, sont également aux nombres des défis auxquels font face le secteur. Pour terminer, le coordinateur de la CNOP a fait savoir que ces différents obstacles devraient être levés pour accélérer l’institutionnalisation de l’agroécologie et biologie dans les politiques publiques au Mali, dans les curricula de l’éducation, et la promotion de la formation professionnelle. En procédant au lancement officiel des activités, Oumar TAMBOURA a expliqué que ce week-end bio était une occasion pour les populations maliennes en générale et des bamakoises en particulier, d’acquérir les produits alimentaires saints et de très bonne qualité. Pour M TAMBOURA, des efforts doivent être réalisés pour assurer la sécurité alimentaire, et nutritionnelle d’une population de plus en plus en plus croissante à travers une utilisation rationnelle et optimale des ressources en eau, des terres, des intrants agricoles dans le plus grand respect de l’environnement. Ainsi, il a rappelé que depuis plusieurs années, le ministère accompagnait les agriculteurs dans la subvention des intrants agricoles. Pour preuve, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a affirmé que 60% du budget qui était prévu pour la subvention des intrants agricoles lors de la campagne 2023, a été affectée aux engrains organiques. Cela prouve à suffisance, selon M. TAMBOURA, la volonté ferme des autorités nationales de faire la promotion des produits organiques naturels pour pouvoir assurer notre sécurité alimentaire et nutritionnelle A signaler qu’au cours de la cérémonie d’ouverture, un panel sur : ‘’Comprendre les enjeux de la transition agro écologique ‘’ a été animé par le représentant de la plateforme agro écologique, le Pr Amadou COULIBALY et les représentants des associations des consommateurs du Mali ASCOMA. Enfin, la visite des stands des produits locaux a été également un des temps forts de cette activité. Par SABA BALLOSource: Info- Matin
L’AMSD (Association Malienne pour la Solidarité et le Développement)
Siège situé à Kalaban Coro, Bamako L’ONG AMSD est une Organisation Non Gouvernementale dénommée : Association Malienne pour la Solidarité et le Développement en acronyme AMSD.Elle a pour objectif de promouvoir et de soutenir au Mali, notamment dans les zones rurales pauvres, toute initiative visant à améliorer la vie au quotidien des populations les plus vulnérables.Elle a été créée en 2009. Hamidou A. DIAWARA en est le président. Ils sont les initiateurs du label SPG Made in Mali « Bio local » L’Agriculture biologique et écologique est l’un des piliers de l’association AMSD qui milite au Mali pour une transition verte et écologique à travers la promotion de l’agriculture biologique et écologique et aussi pour une autonomisation semencière à échelle paysanne, en créant des emplois verts au Mali. Notre vision s’inscrit dans une dynamique pour contribuer aux initiatives du Développement Durable au Mali pour l’atteinte des ODD horizon 2030 et aussi pour s’inscrire dans les objectifs du gouvernement Malien à travers le Cadre pour la Relance Économique et le Développement Durable (CREDD 2016- 2018), qui a fait de la lutte contre la pauvreté et des inégalités son cheval de bataille. Domaines d’intervention Développement local et participatif, Environnement et Biodiversité, Changement Climatique,Agriculture Biologique et Ecologique, Promouvoir les semences locales à l’échelle paysanne sans OGM, la Sécurité Alimentaire. FORUM sensibilisation des maraîchers pour une agriculture durable et écologique FORUM sensibilisation des maraîchers pour une agriculture durable et écologiqueLe Président ONG AMSD explique les dangers des pesticides à un maraicher de Bamako. Visite de terrain de l’AMSD avec les producteurs bio à Samanko et Senou le 08-08-2019 La Formation professionnelle non formelle des jeunes filles et garçons, Camps chantier de jeunes, Promotion d’un village tout entier, la Protection de l’Environnement, l’Eau l’Hygiène et l’Assainissement, énergies renouvelable, éco-village, écotourisme, recyclages des pneus, valorisation des produits locaux made in Mali, Développement Durable. Un cahier des charges pour un label « Agriculture Biologique » L’élaboration du cahier des charges du label ‘’Agriculture Biologique’’ porté par l’Association AMSD tire son essence du nouvel environnement favorable à la consommation des produits de qualité issus d’une agriculture durable. Tout en étant l’œuvre d’un groupe d’acteurs maliens, son élaboration s’inspire néanmoins des standards et normes internationaux portés par l’agriculture biologique, des lignes directrices du Codex Alimentarius sur la production, la transformation, l’étiquetage et la commercialisation (Programme mixte FAO/OMS). Ce document a pour cibles les petit producteurs et structures d’accompagnement et de formation.ONG-AMSD, est membre de la Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique – IOAFM (en anglais « International Federation of Organic Agriculture Movements »), pour le label Bio local. L’IFOAM (fondée à Versailles en 1972) a développé des normes internationales privées largement acceptées pour la production en agriculture biologique. Formation en agriculture biologique au siège de l’AMS le 22-06-2019 Mise en place une équipe de gestion du label SPG pour la certification des producteurs bio, le 03-08-2019 Visite de terrain de l’AMSD avec les producteurs bio à Samanko et Senou le 08-08-2019 Vulgarisation du Système Participatif de garantie « SPG » au Mali :« SPG BIO LOCAL » Avec comme objectif de :– Promouvoir l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique et écologique au Mali ;– Fournir des alternatives : utilisation des intrants et semences bio au lieu des intrants chimiques et semences OGM ;– Promouvoir la pisciculture durable et l’élevage durable ;– Répertorier les sites ou pôles de développement dans les milieux ruraux font partie de nos préoccupations. Le label SPG Made in Mali « Bio local » la certification SPG des produits bio du Mali, une initiative de l’ONG AMSD.Tout comme le CNABio au Burkina, l’AMSD a mis au point un système participatif de garantie sous le label SPG « Bio local » qui permet aux producteurs de certifier leurs produits biologiques pour le marché national. Travaux pratiques à l’AMSD le 29-04-2019 Pour être membre du réseau SPG Bio localil faut impérativement respecter certains critères Pour être accepté dans le réseau de distribution SPG BIO LOCAL, le producteur (personne morale ou personne physique) doit fournir les informations ci-après :Organisation de producteurs :– Donner les preuves de sa reconnaissance légale ;– S’engager à respecter les procédures de contrôle et validation des productions du réseau SPG bio local ;– S’engager à faire respecter les sanctions établies vis-à-vis des producteurs membres de l’organisation ;– S’engager à faire analyser les produits mis sur le marché par le Laboratoire National de Santé Publique ou tout autre laboratoire compétent en cas de plaintes et de doutes avérés sur lesdits produits ;– S’engager à participer à la mise en place des intrants BIO autorisés ;– Abandon de l’utilisation des pesticides, engrais chimique et semences OGM sous peine d’exclusion du réseau ;– Un engagement écrit entre le Producteur et l’ONG AMSD, pour une production biologique et écologique.Producteur individuel :– S’engager à produire conformément aux techniques prescrites respectueuses du cahier des charge ;– Participer aux réunions et formations organisées par son organisation visant à améliorer la qualité des produits labellisés ;– Prouver l’existence d’un point d’eau permanent et non souillé. Le réseau SPG BIO LOCAL c’est avec plus de 200 adhérents et producteurs au Mali (Nossonbougou, Bamako, Samanko, Sikasso, Koulikoro, des fermes et des coopératives) dont 50 producteurs bio et 150 en processus de transition.Nous avons un centre de formation à Kalaban Coura pour la formation des jeunes et des futurs paysans en conversion vers une agriculture biologique. Nous avons des antennes dans les régions du Mali. Contact pour adhérer au réseau SPG et devenir producteur bio certifié :(+223) 75 13 58 29 Pisciculture durable et Agriculture bioAu siège de l’AMSD à Bamako Chef de projet, Hamidou Samake, technicien agricole de formation a la charge de conduire le projet de pisciculture durable en lien avec l’agriculture biologique. Le projet se développe dans la ville de Bamako au siège de l’AMSD. Les produits issus sont des poissons de type silure ou poisson chat. Organisation du 1er Forum International sur l’Alimentation et l’Agriculture Durable En avril 2019 dernier l’AMSD a organisé un Forum International sur l’Alimentation et l’Agriculture Durable avec la participation de plus de 250 participants.Voir l’article de BADAMA.net du 29 avril 2019 : 1er édition du Forum International sur l’Alimentation et l’Agriculture Durable de l’AMSD : coup d’essai, coup de maître Contribution au 2ème
Un Marché Bio et Local pour la promotion des produits agroécologiques et biologiques
Rikolto a offert son appui à l’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD) dans l’organisation de la première édition du Marché Bio et Local du Mali. L’évènementiel s’est déroulé le samedi 07 octobre 2023 à Kalabancoro, une commune à une dizaine de kilomètres de Bamako. i Il a été organisé dans l’optique de rendre plus accessibles, les produits biologiques aux consommateurs. Ce marché a été un lieu physique où les différents acteurs impliqués dans la promotion de systèmes alimentaires durables ont pu acheter, consommer et échanger sur les produits issus de l’agriculture biologique et de l’agro écologie. Pour une alimentation issue de la production durable Des expositions et démonstrations culinaires ont été organisées pour encourager la population à consommer bio et local. Les participants ont eu l’occasion de déguster de la bouillie, des galettes faites avec du riz agro écologique et de l’huile de sésame biologique. Le Marché Bio et Local est une action issue du projet de certification biologique de AMDS à travers la mise en place d’un système participatif de garantie avec Bio-local (SPG) dans la filière riz, fruits et légumes. L’AMSD bénéficie du soutien actif de Rikolto, Humundi, Ces deux ONG belges et EOA accompagnent la transition agro écologique des producteurs et l’accès des consommateurs à des produits sains au Mali.. L‘AMSD est l’un des partenaires privilégiés de Rikolto pour l’implémentation de son programme 2022 – 2026 au Mali. L’Association a la responsabilité de développer un système participatif de garantie SPG bio local riz en partenariat avec l’IFRIZ. Le Système de Garantie Participatif (SPG) Bio est un système de certification biologique alternatif, adapté au contexte local et peu couteux. Ce marché bio local est le fruit d’une collaboration entre l’ONG ASMD et ses partenaires financiers (humundi, Rikolto, EOA) qui accompagnent la transition agro – écologique des producteurs au Mali. La création du marché servira de lieu d échanges où les consommateurs et les producteurs pourront se retrouver pour consommer et valoriser les produits agro écologiques et biologiques en abandonnant les pesticides et en développant les alternatives pour la production de bio pesticides et des intra organiques Hamidou DIAWARA Association Malienne pour la Solidarité et le Développement (AMSD), AMSD bénéficie de l’appui de Rikolto pour des actions de promotion et de formation des producteurs sur le SPG bio dans les communes de Niena, San, Selingue, Klela et Banguineda dans la région de Ségou. Le programme riz de Rikolto au Mali vise à rendre plus résilientes, durables et inclusives les chaînes de valeurs riz, à contribuer à un revenu de subsistance des producteurs et des entrepreneurs de l’agrobusiness tout en augmentant la disponibilité, sur les marché, de produits alimentaires obtenus de manière durable. On voudrait donner la possibilité aux petits producteurs dont les revenus sont réduits et qui ne peuvent pas se faire certifier par la forme tierce, de certifier leurs produits biologiques, avec toute la garantie possible. Et donc, améliorer leurs revenus Lazare YOMBI Consultant, l’un des Précurseurs, Spécialiste et Expert du SPG Bio en Afrique. Découvrez le SPG mis en pratique par Rikolto dans l’un des pays d’implémentation de ces projets, en cliquant sur ce lien: https://www.rikolto.org/projects/participatory-guarantee-systems-for-safe-vegetables-in-vietnam
1ere Edition Du Forum International sur l’Alimentation et l’Agriculture Durable de l’AMSD : Coup d’essai, coup de maître
L’Association Malienne pour la Solidarité et le Développement “AMSD” a organisé, pour la première fois, le Forum International sur l’Alimentation et l’Agriculture Durable (FIAAD) du 22 au 27 avril 2019, à la Place du Cinquantenaire du Mali. Placé sous le parrainage du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, représenté par le Coordinateur de la Cellule de Coordination et de la Nutrition, assisté de la Marraine Kadiatou Sidibé. Le Ministre de l’Agriculture était représenté par le Directeur National de l’Agriculture; le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable était aussi représenté. Des organisations de la société civile, des associations des maraichers, des femmes vendeuses, des paysans, CNOP, AOPP y étaient représentées également. En substance, l’AMSD valorise et milite pour une Agriculture durable et écologique (sans pesticides à 100% au Mali), pour la santé et la protection de la nature. Côté étranger, il y a eu aussi des participants venus notamment du Tchad, du Centrafrique, du Burkina Faso et des Pays-Bas. Ce forum a servi d’occasion pour les organisateurs « d’échanger et de s’organiser pour une alimentation saine et une Agriculture durable et écologique au Mali » et de mettre « en exergue le mouvement de transition vers une alimentation saine et une Agriculture durable au Mali » et encourager «Consommer Malien» pour la valorisation et la promotion des produits 100% Mali. Ledit Forum a apporté des réponses aux préoccupations des acteurs du monde agricole, des consommateurs et des organisations paysannes tous soucieux d’améliorer leurs revenus, de préserver leur santé des populations, l’environnement et la Biodiversité en s’engageant dans des pratiques agricoles durables et écologiques sans utilisation des produits chimiques. Une cause noble que l’AMSD ne cesse de défendre depuis 2014. En effet, l’association a mis en mécanisme de certification SPG «Bio local» pour valoriser et certifier la production agricole bio pour faciliter l’écoulement des produits bio avec plus de garantie. L’association compte déjà plus de 50 producteurs bios à travers le Mali. L’AMSD a mis en place un marché bio, le deuxième à Bamako, en vue de promouvoir la consommation de produits bio accessibles et moins chers au Mali. Le système alimentaire mondial doit être remodelé pour atteindre toute une série d’objectifs de développement durable. Il nourrit 7 milliards d’êtres humains tout en laissant 795 millions d’affamés et quelque 2 milliards de personnes souffrant de carences en micronutriments dont une grande partie en Afrique et en Asie du Sud. Selon le premier Responsable de l’AMSD, Hamidou Diawara, les pesticides tuent environs 500 personnes par jour dans le monde. L’Agriculture biologique est une méthode de production agricole qui exclut le recours aux produits chimiques de synthèse (pesticides, fongicides, herbicides). Elle garantit le droit à l’alimentation, respecte le principe de la souveraineté alimentaire, permet à tous, partout dans le monde, de disposer d’une alimentation saine pour une solution durable, respectueuse de l’environnement, socialement équitable et assurant une alimentation équilibrée pour tous. Pourtant on sait bien que les produits utilisés pour traiter les plantes ou détruire les herbes sont nocifs aussi pour les animaux que les hommes et la vie du sol. Car, des études ont prouvé que des maladies comme les cancers, l’insuffisance rénale ou les infertilités peuvent provenir de ces produits utilisés pour traiter les cultures. L’utilisation de l’engrais de synthèse, des pesticides et OGM ont des conséquences néfastes sur la santé de la population, de la plante, l’air et le sol ; car, peu à peu, la terre s’appauvrit et il en faut toujours plus chaque année pour produire plus, causant ainsi des dépenses faramineuses pour le paysan lui rendant encore plus pauvre. Aussi, on constate que des produits cultivés avec des engrais chimiques, comme des tomates ou des pommes de terre, se conservent moins bien et moins longtemps et leur goût devient également moins bon avec des milliers de tonnes de perte pour le paysan, les vendeuses, … En pratiquant l’Agriculture chimique, les paysans ne sont plus autonomes. Ils entrent dans un système où il faut racheter chaque année de plus en plus de semences, d’engrais de synthèse ou de produits de traitements qui coûtent chers. Sous dépendance, les paysans se retrouvent peu à peu dans le cercle vicieux celui de l’endettement. Ils s’appauvrissent tout en enrichissant les entreprises multinationales de l’Agrochimie qui fabriquent ces produits. Les pesticides entraînent une augmentation du risque de problèmes de santé graves après une exposition prolongée ou répétée. Ces problèmes incluent des cancers (pesticides cancérigènes), des problèmes de reproduction ou de développement (pesticides toxiques pour la reproduction et pesticides perturbateurs endocriniens) ou des mutations héréditaires dans la cellule germinale (pesticides mutagènes). L’Agriculture biologique et écologique est une des meilleures modes de productions idéales pour nourrir le monde. Après tous ces constats, on peut affirmer que le meilleur mode de production pour la santé des Hommes, des animaux, de l’environnement, de la biodiversité et de la nature demeure l’Agriculture durable et écologique. Elle peut aider à atteindre la sécurité alimentaire par l’augmentation et la stabilisation des rendements à long terme, en particulier sur les terres marginales, la lutte contre la pauvreté en réduisant la dette et en augmentant les rendements du travail investi et la fourniture des aliments diversifiés, sains et nutritifs aux familles et aux communautés agricoles. L’AMSD entend ainsi redynamiser l’ensemble des acteurs du monde agricole du Mali (ruraux et urbains) à travers ce forum qui, au-delà du partage et de la sensibilisation, se propose de mobiliser et de sensibiliser la population malienne autour d’un idéal commun : «Le développement agricole durable et harmonieux du Mali». Une Aagriculture respectueuse des valeurs humaines qui prend soin de la santé des consommateurs, sensible à la nutrition et qui protège la biodiversité. L’éveil des consciences chez les populations sur les dangers de la pollution de l’environnement à travers l’utilisation abusive des produits toxiques dans l’Agriculture, des semences OGM avec les risques qu’ils comportent sur la santé, la biodiversité et l’économie locale. Au cours du Forum, une Contribution à la déclaration du Forum «Manifeste» a été élaborée avec tous les acteurs et les parties prenantes pour accompagner la transition verte au Mali intitulée : «Agriculture durable